L’univers du groupe The Dark Blue Orchestra

darkblueochestra

Bonjour les garçons, présentez-vous !

Hello!
Nous sommes quatre musiciens un peu particuliers, dotés de caractères tellement différents que nous n’aurions jamais dû nous rencontrer, et encore moins jouer ensemble.
Nous avons à la batterie JJ Lane, un garçon un peu impulsif qui suit des stages de management de la colère entre les tournées. Je pense qu’il a choisi le bon instrument.
Aux orgues et à la trompette, nous avons Théodore de Bancou. Théodore ne parle pas beaucoup. En tous cas, pas en face de nous. Il écrit des pièces de théâtre sur les mystères de Paris, que personne encore n’a lu.
À la guitare, Salossin Freeman, mon frère spirituel et co-compositeur. Salossin a évolué dans le milieu du cirque et a toujours été passionné de musique concrète, de free jazz et classique. Il écrit aussi beaucoup de musique pour le théâtre contemporain. Nous sommes frères depuis près de 20 ans.
Et moi, Don DiMartino, chanteur et compositeur. Je ne m’étendrai pas ici sur mon passé mais je voyage beaucoup et suis féru de Bel Canto.

2. Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique ?

Nous avons tous une histoire bien différente mais avons en commun que nous ne sommes pas forcément bien intégrés dans cette société, et à vrai dire, ça nous va plutôt bien comme situation. Qui voudrait se sentir “bien intégré” dans un environnement aussi dingue…
JJ Lane était en train de devenir ingénieur-physicien. Il était tout à la fin de ses études quand il a tout plaqué pour devenir batteur.
Moi, je voulais être écrivain depuis mon plus jeune âge. Mais la musique s’est rapidement imposée à moi comme le medium le plus puissant et dans lequel je me sentais le plus à l’aise.
Salossin Freeman a un univers bien à lui. Il est sombre, il prend le temps de réfléchir avant de parler. Il a toujours fait de la musique.
Théodore de Bancou, on ne sait pas grand-chose sur lui. Si vous le connaissiez, vous comprendriez.

3. à propos, votre style musical est très particulier

On ne sait pas, on ne se rend pas bien compte. Nos influences sont tellement diverse qu’on ne sait plus trop ce qu’elles sont. Parfois j’écoute du Taraf De Haïdouks et j’ai l’impression que c’est ce qui se rapproche le plus de ce qu’on fait. De la musique de gens du voyage, mais qui auraient baigné dans le romantisme du début XXème, auraient écouté beaucoup de Howling Wolf et de David Bowie et seraient fans du Rocky Horror Picture Show.

4- Votre musique me fait penser à un voyage,une sorte de cabaret sauvage dans les années 50, c’est l’effet recherché ?

Nous ne cherchons plus à créer un effet, nous avons au fil du temps créé notre propre univers et cet univers a fini par remplacer la réalité. Et c’est à ce moment qu’on se rend compte que cette “réalité” qu’on nous impose dans ce monde synthétique n’arrive pas à la cheville de la réalité que chacun peut créer.
L’histoire du Dark Blue Orchestra est certes un peu romancée, mais elle s’inspire toujours des faits réels de nos vies respectives et de notre vie en tant que troupe.

5 – C’est un voyage dans le temps que vous nous proposez à travers ce premier EP, est-ce exact ?

Un voyage dans le temps, certes, mais c’est plutôt un voyage du présent vers l’avenir que dans le passé.
The Dark Blue Orchestra est une sorte de “work-in-progress”. L’oeuvre entière évolue au fil de nos aventures. À mesure que nous nous assagissons, que nous expérimentons, au fil des voyages, des rencontres.
Ainsi, il nous arrive souvent de rajouter des morceaux au synopsis. Et nous documentons nos aventures dans un documentaire.

6- Que ressentez-vous lorsque vous jouez sur scène ?

C’est différent chaque soir. Quand ça deviendra pareil tous les soirs, nous arrêterons.
Comme nous jouons dans des endroits très différents à chaque fois, et que nous ne faisons pas de publicité, il n’est pas rare que le public ne nous connaisse pas. C’est donc un nouveau challenge à chaque fois, et notre univers s’impose généralement à la salle à la moitié du premier morceau, pour devenir de plus en plus palpable à mesure que le set avance. Et à chaque fois c’est un grand plaisir pour nous. Il existe toujours beaucoup de complicité entre nous sur scène, et si c’est un bon concert, celle-ci gagne le public qui partage ce moment avec nous.

7 – Que prévoyez-vous de faire comme scène ?

Nous partons à la fin du mois jouer sur une scène mobile au milieu d’un désert en Afrique du Sud et en profiterons pour tourner les prochains épisodes de notre documentaire. Nous avons après une tournée dans la région du Cap de Bonne Espérance, puis des festivals en France, trois semaines d’enregistrement, quelques concerts en Bretagne et dans le sud de la France, puis c’est reparti pour les scènes parisiennes à la rentrée avant de repartir en Afrique Australe. Après on verra…

Merci à Don Martino pour ses précieuses réponses.

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