Plein feux sur … Parlor Snakes

Parlor Snakes

J’ai eu le privilège de retrouver les musiciens du groupe parisien Parlor Snakes. Eugénie Alquezar au chant et à l’orgue, Peter Kay à la guitare, Severin à la basse et Jim Yu à la batterie. Je les ai retrouvé dans un petit café très sympa à Paris. Sans plus attendre, lisez l’interview car j’ai pris beaucoup de plaisir à être avec eux. Le groupe nous présente son nouvel album, enregistré à New York, dont le guitariste est originaire. A noter qu’ils sont quatre dans le groupe, mais que Jim, le batteur, n’a pas pu être présent.

Salut tout le monde, est-ce que vous pourriez vous présenter en quelques mots ?

Severin : Eh bien, moi, c’est Severin, je suis le bassiste, je viens du Finistère d’ou la marinière.

Peter : Je suis le guitariste de Parlor Snakes, marin et américain. Je viens du quartier de Brooklyn à New York.

Eugénie : Et moi, c’est Eugénie, la chanteuse. Je suis aussi comédienne à côté de temps en temps.

Que veux dire le nom « Parlor Snakes » ?

Eugénie : C’est une vieille expression des années 20 , que Peter a déniché dans une nouvelle de Fitzgerald, un brillant auteur américain. C’est un mot qui peut avoir plusieurs significations. Cela veut dire s’ennuyer ferme mais cela peut aussi s’appliquer pour désigner un beau parleur.

Que pouvez-vous me dire sur votre album ? Si vous deviez résumer toutes les chansons en quelques mots ?

Peter : On est parti l’enregistrer à New York, on avait deux semaines, chez Matt Verta Ray. Ce mec est une référence de l’underground et il a déjà travaillé avec pleins de groupes, donc on y est allé avec beaucoup d’énergie. On a vraiment écrit les morceaux assez vite, ce n’était pas quelque chose de réfléchit. Le feeling était déjà là.

Eugénie : Résumer toutes les chansons en quelques mots ?!

On a fait les choses rapidement, sans trop les produire. C’était vraiment quelque chose d’intense, d’instinctif aussi. On avait déjà écrit les morceaux en amont de l’enregistrement mais on voulait tous aller à l’essentiel. A l’essence des chansons. On avait deux semaines pour enregistrer et mixer 11 morceaux donc on a beaucoup travaillé, deux morceaux par jour. C’est un album qui reflète un peu cette urgence-là, il a été enregistré sur bande comme dans les années 70. Par contre, les chansons sont toutes différentes, elles sont homogènes, dans le sens où elles ont été enregistrées au même endroit, avec le même son. Mais les chansons sont très différentes, il y a à la fois pleins d’ambiances dans les morceaux : des chansons très douces comme d’autres qui sont plus rock’n’roll, voir punk.

J’ai eu un coup de cœur pour le titre « Dirt To Gold » que signifie-t-il ?

Eugénie : Littéralement, c’est de la saleté à l’or. Comment passer de quelque chose de sale à quelque chose de brillant.

Je me suis carrément retrouvé dans ce morceau puisqu’il me fait penser à mon histoire personnelle ; au lycée, les gens me détestaient mais aujourd’hui, certains admirent ce que je fais.

Eugénie : Si cette chanson te touche plus particulièrement, tant mieux.

Severin : C’est le but de se reconnaître dans les titres.

Tim Burton a dit que les souffre-douleurs au lycée deviennent sans doute devenus des personnes rayonnantes

Eugénie : Je pense qu’il n’a pas tord. Les petites bombasses de l’époque deviennent des femmes paumées, il n’y a pas de règle, rien n’est défini.

Votre album est rock’n’roll, vous avez l’intention de faire revenir l’esprit du rock’n’roll ? Comme les carnets et les vinyles reviennent à la mode.  

Eugénie : Les carnets ne sont plus « à la mode » ?! hahaha !Nous, nous ne sommes pas de la génération informatisée, j’écris absolument tout sur des carnets. Comme mes chansons, mes RDV,…

Peter : Moi, je n’écris rien.

Eugénie (rit) : Par rapport aux vinyles, c’est culturel, j’ai toujours eu des vinyles chez moi et il y en aura toujours, alors je pense que je continuerais à en écouter. Et puis, le son du vinyle est beaucoup mieux que via un MP3 ou un ordinateur. Pour écouter de la bonne musique, rien de mieux qu’un vinyle. Je n’achète même plus de CD a quelques exceptions près. Mais je fais partie des optimistes qui pensent que le vinyle ne disparaitra jamais.

Merci pour les réponses. Et merci du temps que vous m’avez accordé.

Credit photo : Eric Keller

 

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