La rencontre jeune et rock avec Fabulous Sheep

Fabulous Sheep

J’ai eu la chance de pouvoir interviewé le groupe Fabulous Sheep lors de leur passage à Paris, dans le cadre de leur concert au Bus Palladium pour défendre leur EP  » Kids are Back » .  Nous avons fait l’interview dans leur  minibus de tournée, un endroit plutôt cosy où chacun a pu parler librement. Et je peux vous dire que ce groupe ira loin, très loin. Alors, je vous laisse découvrir leur interview ci-dessous :

Salut les garçons, tout d’abord présentez-vous  en quelques mots ?

Thimothée  :  Nous nous appelons Fabulous Sheep, on vient du Sud de la France, on fait du rock avec les mélodies de la pop. On essaye de faire une sorte de mélange entre les mélodies et cette énergie parce que nous, ce qu’on aime c’est les concerts. En tout, cette année, on en a fait 150, bientôt 2OO, et notre but, c’est de multiplier les concerts, et de rencontrer des gens comme toi, et d’autres pour nous faire connaître.  On essaye de broder notre aventure comme ça.

Peux-tu me présenter rapidement chaque musicien ? 

Timothée : alors moi, c’est Timothée Soulairol, je suis guitariste-chanteur.

Pierrot : On commence pas par soit, c’est mal poli,Tim… Alors moi, c’est… (rires)  Il y a Gabriel au Saxo et au Synthé, Jack à la batterie qui est le frère de Charles, qui joue de la basse. Et moi-même au chant et à la guitare, comme Tim. Il y a deux guitaristes chanteurs.

Du coup, cela donne un groupe à deux voix, c’est ça ? 

Pierrot : en fait, la plupart des groupes que l’on aime ont 2 ou 3 chanteurs, voir 4 donc forcément ça nous influence.

Comment définir le style de votre EP musicalement ? 

Pierrot : C’est notre 3 eme EP, on a enregistré le premier en 2014 , qui était comme un démo, et puis ensuite il y a eu « L’entreprise » en 2015 qui était notre second EP, mais comme un premier vrai EP, le troisième  » Kids Are Back » est sorti cette année. Musicalement, je dirais que ce sont les mélodies de la pop et l’énergie du punk.

Charles: pour nous, c’est une forme d’expérience en plus.

Tim : C’est pop, rock, il y a des ambiances pop-punk. C’est  la fin des années 70 en Angleterre, c’est cette énergie-là. On essaye de faire un peu sombre, tout en étant un peu plus joyeux, il y a aussi un morceau en particulier, une sorte de blues, et un titre plus punk

Pierrot : Il y a beaucoup d’appellations pour le rock, mais nous, on dit Noisy Pop. Parce qu’en soit, c’est de la pop, mais il y a aussi des arrangements british, on aime bien un peu tout.

Tim : et Post Punk parce que ça suit la vague après le punk, tu vois on aime beaucoup les clash par exemple, New Order,… On se sent assez proche de cette musique assez sombre, du coup.

Et pourquoi l’avoir appeler  » Kids are Backe ?  » 

Pierrot : On voit la jeunesse d’une certaine manière, comme on la voit, elle est un peu idéalisée .  c’est une questions d’actes, et de  ce que l’on fait avec ce qu’on possède. La jeunesse a le pouvoir de faire des choses, en fonction de ce que tu fais et de ce que tu es. Il n’ y’a pas d’âge pour être jeune  Et on a toujours dans nos chansons des thèmes récurrents à la jeunesse, on aime parler de ça parce que c’est nos vies en fait. On vient de Béziers, on côtoie une jeunesse pleins d’idées et d’ illusions, ou l’inverse aussi, une jeunesse qui est désillusionnée et sans rêve, il y a ce paradoxe, on fait de la musique pour atteindre nos rêves, ça ne paye pas des masses, mais on le fait parce que ça nous rends heureux.

Charles : Après, on le fait aussi pour vivre une aventure ensemble et  » Kids are Back « , a parle de jeunesse mais aussi d’humanisme et de fraternité . Pour qu’il y ait une prise de conscience, ça reste dans un état d’esprit de communauté. On est là pour vivre ensemble, sur une planète, avec un pouvoir alors apprenons à vivre ensemble. La jeunesse que nous décrivons, elle est là pour agir, pour être actrice de sa vie, et pas en être passif, justement. Le temps qui passe et à la fin, avoir des regrets. Au final, c’est ce qui se passe pour pleins de gens. La jeunesse a un certain d’état d’esprit, qui fait qu’elle a envie de vivre des choses. Quand tu demandes à des gens qui sont plus proche de la fin que du début s’ils ont des regrets, en général ils ne regrettent pas ce qu’ils ont fait, mais ils regrettent ce qu’ils n’ont pas fait.  Alors, on a envie de dire à la jeunesse : passe à l’acte parce que tu as le pouvoir de le faire, la seule chose qui t’en empêche, c’est la peur alors il faut arrêter d’avoir peur et agir  , et ne regrette pas. Une fois que tu as cette mentalité là, tu peux aller où tu veux. La jeunesse, elle  a un pouvoir, c’est à elle d’en prendre conscience et d’en être acteur au final.

Tim : Peut-être aussi que le  » Kids are back » il pourrait s’interpréter comme ça  » Kids have to be back », en gros  » les gosses se doivent d’être de retour » , la jeunesse possède l’insouciance et l’innocence, elle doit prendre conscience du futur, ça rejoint tout ce que disait Charles.

Charles :  On a vu une vidéo il n’y a pas longtemps. C’est un petit italien de 8 ans qui se fait poser des questions par le réalisateur sur les enfants, et puis après sur le comportement des adultes envers les enfants. Et cette vidéo résume bien l’esprit de  » Kids are back » parce que la jeunesse possède toute l’innocence et l’insouciance qu’il faut. Dans un sens, ce sont les enfants qui ont raison parce que plus tu grandis, plus tu entre dans un monde qui te demande d’oublier tous ces rêves,… Alors qu’au final, quand tu es jeune, tu veux jouer, discuter avec des gens que tu ne connais pas, vivre l’instant présent,…

C’est un peu comme les histoires d’amour quand on est petits. Au début, c’est tout rose, tout joli. Et puis, plus on grandit, plus ça devient compliqué et sombre. 

Charles : c’est à toi de la rendre lumineuse.

C’est important aussi de coucher avec des garçons, enfin pour des filles de coucher avec des garçons et des garçons de coucher avec des filles. 

Tim : Vu comme ça, oui, c’est important.

Charles : il faut vivre de belles choses, c’est sûr,  c’est à toi de mettre en avant ton côté lumineux, c’est un peu ce qu’on dit depuis le début : le pouvoir de la jeunesse, c’est l’insouciance et l’innocence.  Quand tu es un enfant, tu n’as rien à foutre des barrières entre les gens, des religions différentes, et des autres cultures, donc c’est ce qu’il ne faut pas oublier.

Merci pour votre interview, et on se retrouve ce soir pour votre concert

Mais merci à toi.

Je ne peux que vous recommander Fabulous Sheep en concert, parce que oui, la jeunesse a un vrai pouvoir et ils le représentent bien. Le public dansait, les musiciens criaient, l’ambiance d’un vrai concert de rock’n’roll était à son apogée. Que ce soit sur  » Athenians Street » ou encore  » Kids are back » , on avait une envie : se rassembler et profiter. ON lâche prise sur  » Loose Control », j’ai aussi également adoré en live  » Our Generation » sensuelle et rock, avec des cris et de l’énergie . Ce concert m’a fait replongé dans mon enfance et m’a rappellé que l’insouciance était aussi un état d’esprit, comme la jeunesse.

 

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