L’indie-pop de Charlotte Savary

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J’ai retrouvé Charlotte Savary dans un petit café à Paris, un endroit atypique, pour une fille originale.

Salut Charlotte, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Charlotte Savary, je suis auteur-compositeur-interprète, artiste dans la musique depuis plus de 10 ans maintenant à travers plusieurs projets, j’ai  commencer  par un groupe qui s’appelait Clover, ensuite, j’ai  collaboré  avec «  Wax Tailor » et je continue d’ailleurs à  l’accompagner depuis 10 ans, ensuite j’ai eu un groupe qui s’appelait Felipecha,  on refera certainement de la musique ensemble , mais pour l’instant, nous sommes partis vers nos univers respectifs.

Que veux-tu dire par là ?

c’était un véritable rencontre musicale. Mais Philippe et moi avons des influences différentes.  C’était un duo alors forcément on va vers l’autre personne et il y a toute une alchimie qui se créé à deux, qui est différente du travail que l’on peut produire seul.

Parle-moi de ton album, «  Seasons », qui va sortir le 7 octobre ?

C’est un album que j’ai écrit au fil des saisons, il a été inspiré par une histoire d’amour très importante pour moi . Et il parle aussi de la vie, du délaissement, de la mort d’une relation et du renouveau. J’ai composé en m’inspirant de ma vie, mais aussi au fil des saisons. Par exemple, le morceau « Winter », je l’ai composé en plein hiver, chez mon père . A cette époque de l’année, sur la plage, on est seul, face aux éléments. C’est un morceau que j’ai vraiment écrit dans cette ambiance-là, et au fur et à mesure de mes compositions, j’ai vu des thèmes très similaires se dégager.

C’est original

Eh bien, en fait, pas tant que ça parce que d’autres l’ont déja fait avant moi, comme Verdi.( rires)  Mais en tout cas, c’est très personnelle. Cela dit, j’ai fait tout un album sur une relation amoureuse qui m’a marquée, à travers les saisons, donc quelque part, oui, c’est original et personnel

Ton envie de faire de la musique vient-elle du fait que tu travaillais avec des groupes avant, et puis un jour tu t’es dit : «  Eh bien, pourquoi je ne me lancerais pas en solo ? « 

En fait, c’est venu progressivement. Au départ, je faisais des études et j’ai commencé à travailler, je suis arrivée par hasard dans la musique. Au fil de mes études , j’ai commencé à rencontrer des gens, Garin du groupe Clover,  je l’ai rencontré quand j’étais à la fac . Philipe de Felipecha, je l’ai aussi rencontré quand j’étais à la fac. Du coup, la carrière musicale est venue naturellement. Ce sont d’abord des rencontres, qui m’ont amenés  à faire des albums, pour ensuite devenir professionnelle.  J’ai été plongée dans cet univers de musique et de tournée tout en continuant à faire ce que j’aimais faire, c’est-à-dire composer et imaginer des mélodies. Sauf que quand on est déjà un artiste signé, on espère qu’il y aura un débouché pour ce qu’on fait et que les gens auront moyen de l’entendre. J’écris seule depuis mes 17, 18 ans, mais je n’avais pas forcément la maturité. Là, maintenant avec l’expérience de tous ces groupes et de tournées, c’est le bon moment . Avec le temps, j’ai mûri, et puis j’ai eu cette chance d’avoir cette possibilité de m’exprimer au départ.

Que dit ton clip «  Coming home » ? Que signifie-t-il pour toi ?

En fait, «  Coming Home » c’est vraiment une des phases de l’album, le dernier morceau de l’été. Pendant l’été, je parle d’une relation amoureuse, qui est très vivante, qui bat son plein, et ce titre, c’est le retour à la maison après une absence. A travers ma vie d’artiste qui m’amène à faire beaucoup de concerts, en France et de par le monde, je dis à mon amoureux, que lorsque je pars , je n’ai qu’une seule envie, c’est de le retrouver,  et lorsque je rentre, j’ai la bougeotte et j’ai envie de repartir. Dans ce morceau-là, on sent les interrogations qui arrivent à la fin de l’été , les difficultés dans la relation,  Pour le clip, on a voulu placer l’action autour d’une loge déplacée au gré des concerts, avec mon copain qui, lui, vit sa vie tous les jours à la maison, on a essayé de traduire ses allers retours là.

Que peux-tu me dire sur le travail esthétique ? Tu me fais penser à une petite poupée…

En fait, le côté esthétique, il est lié à la loge. La loge, c’est un moment particulier. On se prépare, on a ses rituels, on se maquille , on met ses habits de lumière. Donc le côté poupée que tu ressens, il est lié à la transformation qu’on opère avant de monter sur scène.

Que cherches-tu à transmettre à travers ta musique ?

Je transmet des émotions. Ces émotions-là sont universelles, elles sont liés au saison, et on les a tous ressenties. Par exemple, pour le clip de Winter, il est arrivé qu’on me dise «  Alors, en fait, c’est toi, tu as perdu ta sœur… » Alors que ce n’est pas ce qu’on voulait de notre côté, mais la notion du deuil  a été perçu comme ça . Et chacun peut se l’approprier. Il y a la musique, qui peut nous faire ressentir des émotions. Et puis, il y a la langue, j’écris en anglais, et les gens qui ne le parlent pas peuvent s’approprier les morceaux au niveau sensoriel, et j’espère avoir réussi à traduire le sensoriel des saisons dans les textures des chansons. J’ai réalisé l’album avec Manuel Amstrong, et on s’est vraiment employé à retrouver ces couleurs, cette sensation d’hiver, et ces sensations d’été.

L’album sort en octobre, as-tu prévu une tournée vers octobre- novembre ?

En fait, en novembre, je vais repartir en tournée avec Wax Tailor, et du coup, ça s’est  goupillé comme ça. Idéalement , j’aurais voulu sortir l’album l’année dernière, mais les saisons prenant du temps… Je le sors finalement à la rentrée , et je me retrouve donc à faire la tourné avec Wax Tailor. Mais je vais essayer de faire quelques dates, dans les petits espaces qui me restent. Avec Wax Tailor, on tourne beaucoup, on fait une vingtaine de concerts par mois. On voyage beaucoup en France et en Europe. Comme j’ai un projet très “indie” pour la France, pour monter une tournée, il va me falloir un peu plus de temps. On verra, au fur et à mesure, on va essayer de construire ça avec mon tourneur.

Eh bien, écoute, merci pour ton interview et à bientôt.

Photo : John Duquoc

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