L’interview posé avec Camille Bazbaz

bazbaz

Le Rock In Loft du Mama Event à aussi été pour moi l’occasion de découvrir son parrain d’honneur, à savoir Camille Bazbaz. Et en plus, en discutant avec lui, j’ai tout de suite compris qu’il adhérait totalement à la mentalité du projet. C’est un artiste mais c’est aussi un homme à la cool.

Bonjour Camille, peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Bonjour, je m’appelle Bazbaz, je suis un terrien, humanoid, qui vit en France, et je vous embrasse, je chante des chansons d’amour contre la guerre, et j’ai décidé que ça allait être mon arme contre la folie du monde, pourtant je ne crois pas en Dieu.

Peux-tu me parler de ton projet ? 

mon projet, c’est de faire de la musique, je suis plutôt inspiré par la soule, le rythme and blues, en même temps j’aime bien la musique des années 60, celle des années 2000, je fais quelque chose de libre, un peu dans tous les styles.

Et comment définirais-tu ton style musical ? 

Je n’ai pas de style musical , c’est débile. C’est une question auquel je n’ai jamais su répondre. Je suis parti faire de la musique en Jamaique avec des rasta, des rockers, des gens du métro. Je n’ai pas de style, je suis libre dans ma musique.  dans tout style musical, il y a de la merde, et parfois, il n’y en a pas.  J’aime ceux qui ne font pas de la merde.  tout le monde n’est pas The Cure, mais on peut être bon. C’est pas parce que tu as  des cheveux roses que tu es punk, il faut que ce soit profond et vrai, sinon c’est chiant ce métier.

Et qu’est-ce que ça te fait ce soir d’être programmé au Rock In Loft ? 

Eh bien, je suis très fière d’être un parrain, d’être riche de quelque chose qui n’a pas de rapport avec l’argent. la richesse, c’est l’amour, l’honnêteté et le fait de ne pas avoir peur. Je suis un con, mais un con battant. Un combattant.  Pur et perfection sont les deux mots que je déteste le plus dans la langue française.  mais j’aime la langue française et parce que j’y vis, je trouve normal de chanter dans la langue des gens que je fréquente. Si je vivais au Japon, je chanterais en Japonais.

Qu’est-ce que ça donne sur scène ? 

Eh bien, sur scène, c’est intime, il y a moi et un percussioniste de Cuba, on fait ça à deux, en duo, avec des pianos électriques.

Merci pour tes réponses, à très vite.

 

 

 

Publicités

L’ambiance pop et électrique du Yalta Club

yalta-club

Dans le cadre du Rock in Loft en off du Mama Event qui se tenait le premier jour du festival , j’ai eu la chance de pouvoir interviewer quelques artistes dont les membres du Yalta Club, qui sont vraiment sympa et proposent une variété électrique.

Salut Yalta Club, pourriez-vous vous présenter et ensuite, me présenter votre projet ?

Seb : Je suis le batteur du yalta Club

Coco : Je fais du clavier et je m’appelle Coco

Nico : je fais la basse

Thomas : Je suis le trompettiste

Coco : Il manque Jeff, le chanteur et Arthur, le guitariste, et on chante tous un petit peu.

Pourriez-vous me parler de votre projet ?

Seb : Eh bien, oui, le Yalta Club, c’est une bande de potes, on a commencé à faire de la musique y a quelques années, ensuite, on s’est pris un peu plus au sérieux, et à partir de 2011 – 2012, on s’est lancés, ça a commencé à intéresser des gens, et depuis, on continue à faire de la musique, avec un esprit ouvert, une rythmique ouverte sur le monde, des sons différent. On chante en anglais, et on est six.

Et comment définir votre musique ? J’ai écouté et je trouve que ça fait très pop, ambiance club.

Thomas : Oui, on fait de la musique très électronique, mais ça reste très house. On a sorti un clip, on vint de sortir notre EP, il y a évidemment un côté très club et une rythmique qui va mélanger des sonorités house et électro. Ça, c’est pour la couleur sonore. Et ensuite, on est dans un champ très choral, les textes traitent des sujets de société, il y a beaucoup d’harmonies vocales et c’est assez cinématographique pour l’ambiance.

Qu’essayez-vous de transmettre à travers la musique ?

Seb : L’Amour

Coco : Je pense qu’on s’inspire beaucoup des thèmes actuels, parce que dans le groupe, nous sommes beaucoup à être engagé. Et on essaye de transmettre aussi beaucoup d’émotions.

Seb : Oui, il y a souvent beaucoup d’émotions. Le show est comme ça aussi , On a un côté lumineux, et on est touchés par les sujets un peu plus lourd aussi, donc il y a parfois un peu plus de profondeur à chercher des émotions comme la joie et des émotions un peu plus sombre, un peu plus dark, qui se feront ressentir au niveau des ambiances. Voilà, on essaye de jouer sur cette démesure. On a envie de communier ensemble, de partager et un regard sur le monde.

Thomas : On construit nos morceaux, ceux du dernier EP, comme une longue marche, à la manière d’un blues électronique, et qui traite du voyage d’une famille non voulu, non souhaité, qui part de son pays vers un ailleurs. On a vraiment cherché à créer un pont entre ce que le texte raconte et la manière dont la musique l’explique. Sur un titre comme «  Of my son Got » qui va être jouer ce soir, et qui traite de ce sujet, dans la rythmique, on ressent cela , alors c’est vraiment un regard nouveau sur le monde qu’on essaye d’apporter, et de faire passer un regard sur la société.

Un mélange entre mesure et demesure ?

Oui, en effet, c’est ça.

A quoi dois-t-on s’attendre sur scène ?

Coco : C’est un moment de défoulement sur scène, on veut inviter les gens à danser, on veut partager cette ambiance communicative. On donne de l’énergie au public, donc à la fin de nos concerts, on est complètement transpirants, mais ça vaut le coup.

Eh bien, merci pour vos réponses , et à très vite.

Quelle énergie sur scène, ils transmettent vraiment de bonnes ondes . Le groupe sera en concert le 22 novembre au Suprsonic, une nouvelle occasion de pouvoir les voir.

 

 

L’interview chic et classe avec Gaspard Royant

gaspard-royant

Cette semaine, je me suis rendue  au Mama Festival   à Paris, et j’ai eu  la chance de rencontrer Gaspard Royant, et croyez-moi, je souhaitais le rencontrer depuis longtemps.  J’ai eu la chance de découvrir un artiste sincère, honnête, bourré de talent et de sincérité.

Bonjour Gaspard Royant. Bienvenue !

Merci

Comment vas-tu  aujourd’hui ?  

Eh bien, écoute ça va bien, je suis en concert ce soir à La Cigale donc je suis très excité, j’ai eu pleins de choses à faire avant, donc c’est une journée bien remplie.

Content d’être programmé au Mama Festival ?

 Oui, bien sûr, en plus, ils me donnent l’opportunité de jouer dans une belle salle alors c’est cool.

Tu reviens d’une tournée cet été, tu attaques la tournée d’automne, comment ça se passe ?

Ça se passe super bien, on a sorti l’album en avril, on a fait beaucoup de festivals cet été, et c’était vraiment des moments assez forts. On a fait des festivals en Espagne, au Pays-Bas, en France, et à chaque fois, ce sont des publics très différents. Et là, on commence à tourner dans des clubs et des petits salles en France, ça va faire du bien d’être avec un public, qui est venue pour te voir toi, alors que dans un festival, les gens peuvent être là pour voir les autres groupes.

Que peux-tu me dire sur ton album «  Have You Met Gaspard Royant », pourquoi ce titre ?

J’avais envie de me présenter aux gens, c’est mon deuxième album. J’avais sorti le premier tout seul, sans maison de disque et, même s’il a rencontré un petit succès, la plupart des gens ne le connaissait pas, alors c’était une façon pour moi de me présenter, et de dire : «  Bonjour, voilà ce que je fais ». Je suis assez à l’air avec la langue anglaise pour dire ce que j’ai envie de dire, alors voilà je voulais me présenter.

Quels sont les thèmes que tu abordes dans tes chansons ? On sent une atmosphère très sixties…. Par exemple dans la chanson «  7 club »

C’est un inventaire pop et c’est une manière de tracer la carte du chemin dans la culture pop, pour voir quelles sont mes influences. Ça va aussi bien du cinéma à la musique, des années 60 aux années 80. De la musique des années 60 aux années 80, voilà, c’st très vaste, c’est un brassage.

Quand on écoute ton album, on sent que c’est vraiment quelque chose de particulier.

Oui, c’est du rock très anglo-saxon, des années 60. C’est une musique intemporelle.

A quoi doit-on s’attendre sur scène ?

Ce soir, c’est un peu particulier car je vais être accompagné d’une section cuivre, et de choriste, c’est la formule delux, et c’est la première fois qu’on le fait, donc j’ai hâte.

Eh bien, écoute, merci pour tes réponses. A très vite au concert

Merci à toi

Eh bien, Gaspard Royant en concert, c’est cool, c’est chic, et ça envoit. L’artiste a du talent et n’hésite pas à être élégant. Un très beau concert. RDV au Trabendo le 3 février 2017 pour un nouveau concert à Paris

L’indie-pop de Charlotte Savary

charlotte-savary

J’ai retrouvé Charlotte Savary dans un petit café à Paris, un endroit atypique, pour une fille originale.

Salut Charlotte, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Charlotte Savary, je suis auteur-compositeur-interprète, artiste dans la musique depuis plus de 10 ans maintenant à travers plusieurs projets, j’ai  commencer  par un groupe qui s’appelait Clover, ensuite, j’ai  collaboré  avec «  Wax Tailor » et je continue d’ailleurs à  l’accompagner depuis 10 ans, ensuite j’ai eu un groupe qui s’appelait Felipecha,  on refera certainement de la musique ensemble , mais pour l’instant, nous sommes partis vers nos univers respectifs.

Que veux-tu dire par là ?

c’était un véritable rencontre musicale. Mais Philippe et moi avons des influences différentes.  C’était un duo alors forcément on va vers l’autre personne et il y a toute une alchimie qui se créé à deux, qui est différente du travail que l’on peut produire seul.

Parle-moi de ton album, «  Seasons », qui va sortir le 7 octobre ?

C’est un album que j’ai écrit au fil des saisons, il a été inspiré par une histoire d’amour très importante pour moi . Et il parle aussi de la vie, du délaissement, de la mort d’une relation et du renouveau. J’ai composé en m’inspirant de ma vie, mais aussi au fil des saisons. Par exemple, le morceau « Winter », je l’ai composé en plein hiver, chez mon père . A cette époque de l’année, sur la plage, on est seul, face aux éléments. C’est un morceau que j’ai vraiment écrit dans cette ambiance-là, et au fur et à mesure de mes compositions, j’ai vu des thèmes très similaires se dégager.

C’est original

Eh bien, en fait, pas tant que ça parce que d’autres l’ont déja fait avant moi, comme Verdi.( rires)  Mais en tout cas, c’est très personnelle. Cela dit, j’ai fait tout un album sur une relation amoureuse qui m’a marquée, à travers les saisons, donc quelque part, oui, c’est original et personnel

Ton envie de faire de la musique vient-elle du fait que tu travaillais avec des groupes avant, et puis un jour tu t’es dit : «  Eh bien, pourquoi je ne me lancerais pas en solo ? « 

En fait, c’est venu progressivement. Au départ, je faisais des études et j’ai commencé à travailler, je suis arrivée par hasard dans la musique. Au fil de mes études , j’ai commencé à rencontrer des gens, Garin du groupe Clover,  je l’ai rencontré quand j’étais à la fac . Philipe de Felipecha, je l’ai aussi rencontré quand j’étais à la fac. Du coup, la carrière musicale est venue naturellement. Ce sont d’abord des rencontres, qui m’ont amenés  à faire des albums, pour ensuite devenir professionnelle.  J’ai été plongée dans cet univers de musique et de tournée tout en continuant à faire ce que j’aimais faire, c’est-à-dire composer et imaginer des mélodies. Sauf que quand on est déjà un artiste signé, on espère qu’il y aura un débouché pour ce qu’on fait et que les gens auront moyen de l’entendre. J’écris seule depuis mes 17, 18 ans, mais je n’avais pas forcément la maturité. Là, maintenant avec l’expérience de tous ces groupes et de tournées, c’est le bon moment . Avec le temps, j’ai mûri, et puis j’ai eu cette chance d’avoir cette possibilité de m’exprimer au départ.

Que dit ton clip «  Coming home » ? Que signifie-t-il pour toi ?

En fait, «  Coming Home » c’est vraiment une des phases de l’album, le dernier morceau de l’été. Pendant l’été, je parle d’une relation amoureuse, qui est très vivante, qui bat son plein, et ce titre, c’est le retour à la maison après une absence. A travers ma vie d’artiste qui m’amène à faire beaucoup de concerts, en France et de par le monde, je dis à mon amoureux, que lorsque je pars , je n’ai qu’une seule envie, c’est de le retrouver,  et lorsque je rentre, j’ai la bougeotte et j’ai envie de repartir. Dans ce morceau-là, on sent les interrogations qui arrivent à la fin de l’été , les difficultés dans la relation,  Pour le clip, on a voulu placer l’action autour d’une loge déplacée au gré des concerts, avec mon copain qui, lui, vit sa vie tous les jours à la maison, on a essayé de traduire ses allers retours là.

Que peux-tu me dire sur le travail esthétique ? Tu me fais penser à une petite poupée…

En fait, le côté esthétique, il est lié à la loge. La loge, c’est un moment particulier. On se prépare, on a ses rituels, on se maquille , on met ses habits de lumière. Donc le côté poupée que tu ressens, il est lié à la transformation qu’on opère avant de monter sur scène.

Que cherches-tu à transmettre à travers ta musique ?

Je transmet des émotions. Ces émotions-là sont universelles, elles sont liés au saison, et on les a tous ressenties. Par exemple, pour le clip de Winter, il est arrivé qu’on me dise «  Alors, en fait, c’est toi, tu as perdu ta sœur… » Alors que ce n’est pas ce qu’on voulait de notre côté, mais la notion du deuil  a été perçu comme ça . Et chacun peut se l’approprier. Il y a la musique, qui peut nous faire ressentir des émotions. Et puis, il y a la langue, j’écris en anglais, et les gens qui ne le parlent pas peuvent s’approprier les morceaux au niveau sensoriel, et j’espère avoir réussi à traduire le sensoriel des saisons dans les textures des chansons. J’ai réalisé l’album avec Manuel Amstrong, et on s’est vraiment employé à retrouver ces couleurs, cette sensation d’hiver, et ces sensations d’été.

L’album sort en octobre, as-tu prévu une tournée vers octobre- novembre ?

En fait, en novembre, je vais repartir en tournée avec Wax Tailor, et du coup, ça s’est  goupillé comme ça. Idéalement , j’aurais voulu sortir l’album l’année dernière, mais les saisons prenant du temps… Je le sors finalement à la rentrée , et je me retrouve donc à faire la tourné avec Wax Tailor. Mais je vais essayer de faire quelques dates, dans les petits espaces qui me restent. Avec Wax Tailor, on tourne beaucoup, on fait une vingtaine de concerts par mois. On voyage beaucoup en France et en Europe. Comme j’ai un projet très “indie” pour la France, pour monter une tournée, il va me falloir un peu plus de temps. On verra, au fur et à mesure, on va essayer de construire ça avec mon tourneur.

Eh bien, écoute, merci pour ton interview et à bientôt.

Photo : John Duquoc

La belle interview avec French Tobacco

frenchtobacco1

Dans le cadre du  WeVibes Festival, auquel je participe fin septembre, j’ai eu la chance de rencontrer French Tobacco. Un jeune artiste que j’avais déjà eu l’occasion de croiser, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de passer un moment avec lui.

Salut French Tobacco, comment vas-tu depuis la sortie de ton album précédent ?

Ecoute, ça va très bien, j’ai fait pas mal de concerts, beaucoup de premières parties grâce à mon tourneur Gérard Drouot Production , les gens sont  vachement sympa, car ils me mettent sur les premières parties de gros artistes, et ça me permet de m’entraîner. Je teste de nouvelles chansons, et un nouveau public. Je teste de nouvelles chansons sur scène, et je progresse petit à petit. On verra bien où cela mène, je fais mon petit bout de chemin. J’ai joué à Bercy en première partie d’Eros Ramazzotti , et c’était une super belle expérience. Il n’y avait personne sur scène, j’étais vraiment tout seul sur scène avec ma guitare, et j’étais très content de faire ça.

Où es-tu parti en vacances ?

Je suis parti un peu dans le sud de la France, vers Collioure et puis un peu à Cadaquès en Espagne, et ensuite en Vendée.

Les vacances sont-elles pour toi un moyen de respirer ?

Oui, c’est aussi un moyen de couper parce que, mine de rien, quand on fait de la musique, on pense tout le temps à quelque chose, et on est sans cesse connecté. Ce n’est pas le bureau tous les jours, mais c’est le fait d’aller voir des gens, , des compositeurs,  et d’être toujours en mouvement, ça fait du bien quand ça s’arrête. Et puis, c’est aussi beaucoup de répétitions, ça fait du bien de partir et de se casser, pour aller respirer. C’est aussi beaucoup d’inspiration, d’aller voir ailleurs.

Tu sors un clip ? De quelle chanson s’agit-il ?

J’ai tourné deux clips pour le nouvel EP, ces derniers temps. Il y aura un clip pour « Panama «  et «  The drums », deux nouvelles chansons.

Pourquoi un EP, et pas un second album ?

Parce que j’ai décidé de sortir des EP, mais plus souvent. Un album, ça prend du temps, c’est au minimum 12 titres, j’ai décidé de sortir 4 titres par 4 titres.

Quand  sort cet EP ?

Très bientôt, mais je n’ai pas encore de date.

Parlons du WeVibes Festival, c’est un festival à but écologique. Est-ce que c’est une cause qui te touche ?

Oui, je trouve ça super important, car c’est le gros problème d’aujourd’hui. Donc mêler l’écologie à la musique, c’est une très bonne idée, et ma musique sert à ça, donc si jamais je peux aider, ça me donne un but.

Et que penses-tu du fait que ce soit organisé par des jeunes professionnels ? Je dis «  jeune » car certains viennent tout juste de sortir de l’école.

C’est génial, parce qu’il faut bien commencer quelque part. C’est souvent compliqué de faire le premier pas, parce que les gens n’ont pas forcément confiance. Les gens qui se bougent, il n ‘ y a rien de plus motivant. Dans la musique, l’expérience montre que les gens te prendront toujours pour un fou au début, et puis à force de persévérance, ils finiront par t’admirer, et te faire confiance. Il ne faut pas abandonner, ne jamais baisser les bras, et toujours avancer, c’est facile à dire, mais c’est très difficile à faire. Un gars qui créer une start-up, ou qui veut percer dans  la musique, les gens diront toujours «  oui, mais pourquoi toi » alors que justement «  Pourquoi pas toi . ».

C’est bien vrai

C’est comme quelqu’un qui veut sauter dans le vide, pour se lancer et qu’on le retient en disant «  Ne saute pas, tu vas tomber » mais si jamais il vole, ça peut être cool aussi. C’est soit à moitié vide, ou à moitié plein, et j’essaye toujours de voir le verre à moitié plein. Et puis, je trouve qu’en France, les mentalités changent avec les nouvelles générations, comme pour ceux qui ont créé le Wevibes Festival. En France, on dit prendre un risque, alors qu’en Amérique, on dit « Take A Chance », il faut voir le risque comme une chance. En France, je pense que les mentalités sont en train de changer, certains commencent à se dire : «  Tiens, je suis jeune, j’ai envie de faire ça maintenant »

Eh bien, merci pour ton interview et on se voit le 24 septembre au Wevibes Festival.

Les mots doux de Mozambo

mozambo

J’ai rencontré le groupe Mozambo, un groupe très très cool qui faisait parti des têtes d’affiches du festival MauxCoeur. Des musiciens humains, touchants, bien dans leur tête et qui vivent à la cool.

Bonjour Mozambo, vous pouvez vous présenter en quelques mots ? Chacun

Clément : Je m’appelle Clément, je suis le patriarche du groupe , soit le plus vieux du groupe ( rire) et je le manage un petit peu sur tout ce qui réseau social. Il y a Guillaume aussi , et c’est le pianiste du groupe.

Alexis : Moi, c’est Alexis, je fais de la guitare et je mixe. Il y a Guillaume aussi, on est trois dans le groupe.

J’ai entendu dire que c’est grâce à vous que la programmation musicale s’est faite ?

Clément : En effet, ça s’est fait de manière très simple. Morgane nous a écrit sur notre page officielle, pour nous présenter son projet et j’ai été touché son initiative. J’ai été très touché, Alexis aussi, parce que sa famille a subi ce fléau. Et on s’est dit : «  pourquoi ne pas faire passer un message positif derrière une maladie très grave ? «  Du coup, j’ai aidé Morgane à booker la programmation, donc les 12 autres artistes du Line-Up, et j’en suis très fière.

Et vous êtes là de façon bénévole ?

Alexis : Tout a fait. On ne gagne pas d’argent, et c’est vraiment ça le plus beau. Nous sommes tous réunis ensembles contre cette maladie.

Clément : On est vraiment contents d’être là parce que ça part vraiment d’un bon sentiment et d’une bonne initiative personnelle au départ. L’histoire de Morgane et de sa sœur est vraiment touchante. Contribuer à ce projet, c’est vraiment un plus. On en a discuté il y a quelques mois, Alexis, Guillaume et moi sur le fait que ça peut à changer l’image des DJ, égocentré et qui ne se concentrent que sur leurs propres intérêts. Ces DJ là ont malheureusement une image pas très positive, et je suis content de voir qu’aujourd’hui, des DJ peuvent faire une croix sur leur cachet et contribuer à un projet qui est magnifique.

D’où êtes-vous ?

Clément : On vient de Marseille

Alexis : Chez nous, il y a du soleil.

Clément : On a des restes de l’accent, mais ça ne s’entend pas vraiment. On commence un peu à percer en France. On a tournés plusieurs fois en France. On a eu la chance de faire plusieurs fois Paris,  et puis Bordeaux, Birmingham, Reims, Aix-en-Provence, St Barth,…

Alexis : cet été, on a souvent été présents sur des évènements à Marseille, et c’est un plaisir de revenir à Paris parce que le public est quand même génial ici. C’est pour ça qu’on est très contents de revenir à Paris.

Clément : Et puis pour les enfants, parce qu’ici, nous sommes tous ensemble et c’est génial. On aime Paris parce que c’est une ville riche pour la culture, la musique faisant partie de la culture, ça reste un plus pour nous. Tous les endroits où on a tournés, on est tombés sur des organisateurs très cool. Et là, la flèche d’or est un lieu mythique, jouer dans une salle de concert, ça reste agréable.

Alexis : Atypique, oui… Mais avant tout, on fait de la musique.

Vous êtes programmés à 00 h 15, ce soir, peux-t-on considérer que vous êtes un peu comme la tête d’affiche ?

Clément : eh bien, oui. De nos jours, on raisonne en chiffres, donc si on doit raisonner en chiffres, oui, on fait partis des plus connus, sur Paris, on a la chance d’avoir un public qui nous suit. Mais je pense qu’ici, ce soir, c’est histoire de famille, nous sommes tous au même niveau.

C’est bien de vous voir dans ce genre d’évènement ?

Clément : oui, je pense que c’est important pour Morgane, qu’il n’y ait pas juste des DJ locaux, attention, je ne rabaisse personne. Mais je veux dire des DJ qui viennent de différents horizons.

Sur quelle radio peux-t-on vous écouter ?

Alexis : RadioFG, Virgin, on a eu quelques passages sur NRJ il me semble…

Clément : Aujourd’hui, les gens raisonnent plus en réseaux sociaux. Mais notre but, cette année, c’est de basculer en radio, et de trouver le titre qui conviendra le mieux.

Alexis : On travaille beaucoup de notre côté. On a eu une très belle exposition l’année dernière en radio, on est passés assez souvent. L0, on travaille sur notre nouveau single, et on verra bien ce que l’avenir nous réservera, mais on ne peut rien dire pour l’instant. Il devrait sortir fin septembre-début octobre.

Un single ou plusieurs singles ?

Alexis : On ne sait pas encore. Pour l’instant, on travaille sur celui-là, et on verra bien par la suite.

Chez quel label êtes-vous ?

Clément : On va parler de notre management. On est chez UnityGroup qui est un management génial et qui rassemble des gars comme Kungs, donc ça reste un management génial. Pour l’instant, on ne peut pas vraiment tout te révéler, on verra bien ce que l’avenir nous réservera.

Alexis : On a signé notre single phare, qui est Brigh Side, chez Cross World Record, c’est un label de Bordeaux et ensuite, on a un peu fait des sons à droite à gauche. On travaille beaucoup sur les réseaux sociaux.

Eh bien, merci les garçons pour ces réponses enrichissantes et positives.

La jeunesse de Sn4tch

sn4tch

Je trouve enfin le temps de pouvoir partager avec vous ma rencontre avec DJ Sn4tch, découvert au festival MauxCoeur ce week-end, alors sans plus tarder, je vous laisse le découvrir.

Salut Sn4tch, présente-toi : quel âge as-tu, que fais-tu,…

Alors moi, c’est Sn4tch, j’ai 25 ans, je fais de la musique depuis presque 10 ans maintenant. Depuis janvier, j’ai décider de tout arrêter, et j’ai tout plaquer pour faire de la musique. Je suis DJ, et je fais aussi de la composition. J’essaye, je tente, et après, on verra bien.

Est-ce ta première date ?

Non, j’ai fait déjà pas mal de dates en boîte par exemple , mais c’est la première fois que je joue vraiment sur une scène. Ce n’est pas du tout comme en boîte, où tu dois mixer des musiques connues qui plaisent aux gens. Là, j’ai eu la chance de pouvoir exprimer des choses . Là, j’étais sur une scène, je pouvais jouer ce que j’aime, montrer qui je suis, et en ça, c’est ma première expérience.

As-tu pour but de toucher un public inter-générationel ?

Je n’ai pas tant de but que ça, mon but c’est vraiment partager ce que j’ai dans la tête, parce que je passe des heures et des journées entières à faire ça. On voit les retombées sur Internet, quand je vois des gens en vacance ou dans le train écouter ce que je fais, ça me fait plaisir. C’est grâce à ma musique s’ils ont réussis à vivre tel ou tel moment.

Est-ce que c’est important pour toi d’inciter les gens à vivre le moment présent ?

Oui, parce que moi, je suis vraiment comme ça. Et j’adore chaque moment, j’ai toujours une enceinte sur moi, où je mets de la musique, avec mes potes, on profite de chaque instant. Chaque moment a sa musique.

Le fait, que ce festival ait un but caritatif, est-ce que ça te touche ?

Complètement, j’ai dit oui tout de suite. En plus de mon envie et de ma passion, on va pouvoir réunir des fonds pour aider des gens.

Que nous réserves-tu pour la suite ?

Je sors mon EP dans quelques mois. Je le présente à des prestations en live, pour tester les gens.

Qu’est-ce que ça te fait de jouer en ouverture ?

C’est une très bonne expérience, j’ai une bande de potes qui me suit depuis 10 ans, et ils ont été de très bons conseils. J’étais stressé, certes, mais ça s’est bien passé, commencer l’année par un festival comme ça, c’est vraiment l’une des meilleures façons.

Eh bien, merci pour ton interview, et à très vite

Merci à toi.

L’ITW dublinoise de The Academic

image1

De passage à Dublin pour le week-end, j’ai profité de mon séjour pour partir à la découverte du groupe The Academic, qui jouait en première partie d’un autre groupe à Iveagh Gardens, dans un cadre sympa et une ambiance de festival. J’ai passé un agréable moment avec ces jeunes garçons, très énergique.

Hello, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ? 

Oui, nous sommes le groupe The Academic et nous venons d’Irlande.  Je suis Craig, au chant et à la guitare. Matt au choeur et à la guitare. Stephen à la basse et à la guitare , et Dean à la batterie et au choeur.  Nous venons de Mullinga

De quoi parle vos chansons actuellement ? 

Craig : J’écris des chansons depuis des années.  Nous avons connus différentes périodes et différentes formations.  On a essayé plusieurs choses, avec des riffs de guitare différents. Tu sais, c’est un long processus.  Nos chansons parlent de ce long processus, qui est de créer.  Mais tu sais, c’est un véritable processus que de travailler tous ensemble.

Comment sont vos fans à Dublin ? 

Craig : Nos fans à Dublin ? Ils sont vraiment cool.  Nous avons eu l’occasion de jouer à Dublin, et c’était vraiment chouette. Là, nous avons jouer  à Iveagh Gardens, et c’était tout simplement géant; les gens étaient vraiment réceptifs. Dublin est vraiment une bonne place, surtout pour une première fois. Dublin, c’est le meilleur des endroits,  » The Best Place »

Et quelles sont  la suite de vos projets après ? Comme des festivals

On va aussi jouer en Europe comme à Pragues.  Le mois dernier, nous avons joués pour le festival Europavox en France, mais on va aussi jouer en Belgique pour le festival Pukkelpop et au Pays-Bas, pour le Lowlands Festival .  Après, nous allons assurer les premières parties de cage the éléphant. Et puis, on joue à Prague aussi. Après ça, nous avons des festivals irlandais.En Octobre, on a aussi une tournée de prévu, on va à Londres, et à Paris, pour le Mama Festival.

Eh bien, merci du temps accordé, et on se verra lors du Mama Festival. 

Oui, et nous sommes ravis de t’avoir rencontré.

Un gros merci à mon amie Laure, qui m’a aidée, c’était intense, et je vous invite à découvrir ce groupe irlandais très prometteur.

 

 

Coup de projecteur sur … Memory Lake

big_memory-lake

J’ai retrouvé le groupe parisien Memory Lake, jeune nouveauté sur la scène musicale parisienne, autour d’un déjeuner dans le quartier de Saint Germain des Près à Paris, dans une jolie petite adresse toute mignonne et typiquement parisienne. Un joli moment de partage et d’intensité pour le coup.

Salut Memory Lake, est-ce que vous pourriez vous présenter en quelques mots chacun ?

J. : Moi, c’est Julie et je suis chanteuse dans le groupe Memory Lake.

T : Je m’appelle Thomas et je suis guitariste et compositeur dans le groupe Memory Lake.

M : Je suis Mathieu, et je suis bassiste du groupe.

Comment est né votre projet musical ?

Thomas : Au départ, j’étais parti sur l’idée de faire un projet qui était dans le même style de pas mal de groupes trip-hop. Je voulais aussi partir sur un travail de son parce qu’avec Mathieu, on était à l’école du son ensemble, alors forcément ça fait partie de nous, d’essayer de nouvelles choses avec du son et en même temps, de mélanger ça avec de la voix, pour rester dans des chansons et pour éviter de faire de l’instrumental. Ensuite, j’ai rencontré Julie, et ça a bien marché entre nous. Par la suite, elle a pris le truc bien au sérieux, et c’est elle qui écrit tout les textes, et puis les mélodies.

Donc on peut dire que c’est un projet qui s’est fait un peu par hasard ?

Thomas : Pas vraiment par hasard parce qu’il y avait un but au départ, mais la direction que ça a pris, oui, ça s’est fait un peu au hasard.

Parlez-moi de votre EP Hurricanes

Julie : Cet Ep, on l’a fait il y a quelques mois. On est revenus dessus plusieurs fois et au final, on est arrivés à 6 morceaux. Deux en  français , 4 en anglais  et on les a réunis parce que je pense que ça résume bien nos débuts.

Quelles sont vos influences ? Car on sent du trip-hop quand on écoute vos titres.

Thomas : Exact, un peu comme Massive Attack, Archive aussi dans leur manière de composer, RadioHead aussi, mais on compte des français comme Noir Désir ou Bashung. Nick Cave.

Julie : du rock aussi, on a tous les trois écouté beaucoup de rock.

Thomas : oui, c’est vrai, on a écouté beaucoup de rock et c’était ça au départ,   mais après il faut bien mettre une étiquette pour que les gens puissent se repérer, donc on est partis sur du trip-hop. On ne s’est pas dit : «  On va faire un groupe de trip-hop » , on a débouché sur ça vu ce qu’on composait.

Quels sont vos projets pour l’avenir ? La sortie de l’EP, c’est aujourd’hui, le 17 juin, il y a eu la release party le 15, et la suite, qu’est-ce que c’est ?

Thomas : On va tourner le clip du morceau Hurricane, le tournage est prévu pour juillet, on sortira le clip à la rentrée, un deuxième EP est prévu pour la fin de l’année, vers novembre-décembre, et on prévoit aussi de tourner et de sortir un maximum de Paris aussi. On a épuisé tous les bars de Paris et on a vraiment envie d’aller voir ailleurs ce qui se passe.

Eh bien, merci pour vos réponses en tout cas.

l’ITW avec Sapiens Sapiens

Sapiens Sapiens

Le jeudi 29 octobre fut une très longue journée, chargée en émotion. Mais c’était cool , et même avec beaucoup de fatigue, j’ai besoin de vivre tout ça !  Je vous propose de découvrir l’interview réalisé avec Sapiens Sapiens, sur les champs. Cadre idyllique pour une interview à Paris.

Bonjour les garçons, pourriez-vous me présenter votre EP ? 

Gwendal: L’EP a été construit et basé sur de la musique sample. Donc ça veut dire que je regarde des documentaires, j’écoute de la musique et je prends une petite partie de la musique pour en faire autre chose. L’EP s’est construit là-dessus, sur des semples de hip-hop, rap,…  la musique des années 90, celles des groupes américains,… que j’ai mis en musique.  Et donc l’EP est né comme ça, c’est pour ça qu’il a une teinte très hip-hop.

Et pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 

Gwendal : Eh bien, je m’appelle Gwendal, je viens de Tours, je fais tout ce qui est beat et composition, synthé en live.

Doudou : Moi, c’est Doudou Bass et je suis le bassiste.  Je viens de région parisienne, je vis à Tours, mais je ne compose pas, j’arrange quelques trucs.  Je suis musicien additionnelle à Sapiens Sapiens.

Comment définir votre style musicale ? 

Gwendal : disons Cheap, Organe, Electro.  Et c’est un électro fait à base d’instruments pas très cher. Par exemple un vieil orgue que j’ai acheté 20 euros dans une brocante, et des petits instruments que j’ai déniché par-ci , par-là.  Et puis, maintenant, on est plus sur de l’électro, donc c’est vraiment un groupe à la électro, un peu à la sauce Chemicals Brothers ou Chinese Man.  On est sur ce mélange  d’électro et samplés.

Que cherchez-vous à transmettre à travers votre musique ? 

Gwendal : avant, c’était politique. J’avais des semples de discours d’indignés que j’avais mis en musique.  On a dépassé ce côté-là et maintenant, on est sur du divertissement. On veut juste passer un bon moment et que les gens profitent. C’est un instant que l’on capture dans leur vie, pour qu’ils en profitent à fond.  Donc, on ne transmets pas grand chose, si ce n’est la bonne humeur, la danse,… c’est pour se libérer aussi

Un peu comme si on était dans le monde des bisounours 

Gwendal : ouais, juste le temps d’un instant.

Quels sont les thèmes que vous abordez dans vos chansons ? 

Gwendal : L’histoire du rap, la société, en dénonciation de la société, et puis on est autour de l’amour aussi.  L’amour plurielle, l’amour romantique, comme l’amour moins romantique.

L’Amour à trois aussi, non ? 

Gwendal ( rire) : ouais, il y a un morceau comme ça aussi.  On en parle, indirectement, mais on en parle un peu.

Comment définir votre disque ? 

Gwendal : Funk, danse et sample.

Quelles sont vos influences musicales ? Vous connaissez un peu le rap français ? 

Gwendal : IAM, NTM, …surtout ceux du hop-hop des années 90. Tous les groupes qui ont commencés à ce moment-là.

Merci pour vos réponses et le temps accordé. à bientôt. 

à très vite, oui. la prochaine fois, tu viens au concert.